dimanche 23 septembre 2012

la Gambille

la Gambille (1957)

 (Refrain)
Viens à la gambille, tu verras des filles
Qui frétillent des gambettes, viens danser au bal musette
Viens à la gambille, écouter les trilles
De ma petite java, la java c'est ça qui m'va
Y a pas ! Y a pas ! Y a pas ! Y a pas !
Y a pas ! Y a pas ! Y a pas au-dessus de ça

Il n'y a plus de frappe au quartier des trois temps
Pourtant on y attrape au coeur à bout pourtant
La morsure de ce trille et l'on passe de vie à trépas
Si l'on manque le pas, le plafond part en vrille
Dans le ciel tout là-bas, en tournant comme ça !

(au Refrain)

Y a pas beaucoup de place alors on se tient tout près
On se serre on s'embrasse et de la tête aux pieds
On se fait des surprises et l'on chavire, vire, à petits pas
On s'envole, on s'en va et l'on perd sa chemise
Et sa tête et ses bas, en tournant comme ça !

(au Refrain)



La "gambille"est un vieux mot français (picard pour être précis) qui veut dire "la jambe". Par extension "gambiller" veut dire "danser". En 1957, dans le film "Charmants garçons" comédie musciale de Henri Decoin, avec Zizi Jeanmaire et Daniel Gélin, Philippe Clay interprète "La Gambille (mais c'est une version de Zizi Jeanmaire qui se trouve au dessus, n'ayant pas trouver de version de M. Clay). 



 

Fais attention!

Fais attention! (1964)

 Yeah yeah {x2}

Les filles pourraient te mener
Par le bout du nez
Tu es trop sûr de toi
Prends garde à toi
Un jour viendra
Fais attention
Un jour viendra
Fais attention

Yeah yeah

Les filles pourraient se venger
Et te faire pleurer
Ça ne te fait pas peur
Pourtant dans ton coeur
Un jour viendra
Fais attention
Un jour viendra
Fais attention

Le jour où l'on te dira
"Je n'aime que toi
Trop loin de toi je m'ennuie
Ne me laisse pas"
Le jour où l'on te verra
Marcher à son bras
Marcher droit vers la mairie
On rira bien de toi

Yeah yeah {x2}

Les filles ont toujours gagné
A se faire aimer
Toi qui te crois le plus fort
Crois-moi tu as tort
{x4:}
Un jour viendra
Fais attention

Yeah yeah


Ses prestations sur la scène du Golf Drouot, comme ses tout premiers disques ou bien encore son look, font de Ronnie Bird, le plus anglais des chanteurs français. Sa superbe version de "Find My way back home" des Nashville Teens, "Fais attention!" a été dignement salué par les lecteurs de "Salut les Copains". 



 

samedi 22 septembre 2012

Ecris l'histoire

Écris l'histoire (2005)

Voudrais-tu me voir
M'oublier
M'approcher me croire
M'inviter
Ou n'pas savoir
Quand viendra la fin?

C'est toi qui choisis
De rester
Me laisser ici
En douter
C'est toi aussi
Qui sait et c'est bien

Que veux-tu
Qu' je fasse?
M'effacer ou
M'avancer pour
Être dans ta trace
Tout te dire ou
Bien me taire
Que veux-tu que je fasse?

{Refrain:}
Écris l'histoire
Tout c' que tu voudras entre
Mes lignes
Ton territoire
Étendu si loin sur le mien
Écris l'histoire
Dans ma mémoire
Mais n'écris jamais la fin
(Mais n'écris jamais la fin)

Dis-moi tu m' préfères
À genoux
Parti ou par terre
À tes pieds
Pour avoir l'air
De n' pas être rien?

Faut-il que j'arrête?
Un mot et
J' n'en fais qu'à ta tête
J'disparais
Change de planète
Sauf si tu me retiens

Que veux tu de moi?
J'attendrai que
Tu me le dises
Un amour ou pas?
Quelqu'un qui te demande à toi:
Voudrais-tu de moi?

{au Refrain, x2} 



 Gagnant de la 4e édition de la Star Academy, Gregory Lemarchal a ému le public par son histoire (il était atteint de la mucoviscidose) mais surtout par sa voix pure et puissante. Son premier album sorti en 2005 a connu un beau succès, avec des chansons tels que "Écris l'histoire" ou "Je suis en vie".  Un deuxième album posthume a également connu un énorme succès.  Un jeune artiste parti trop tôt. 




la Dame de Haute Savoie

la Dame de Haute Savoie (1979)

 Quand je serai fatigué
De sourire à ces gens qui m'écrasent
Quand je serai fatigué
De leurs dire toujours les mêmes phrases
Quand leurs mots voleront en éclats
Quand il n'y aura plus que des murs en face de moi
J'irai dormir chez la dame de Haute-Savoie

Quand je serai fatigué
D'avancer dans les brumes d'un rêve
Quand je serai fatigué
D'un métier où tu marches où tu crèves
Lorsque demain ne m'apportera
Que les cris inhumains d'une meute aux abois
J'irai dormir chez la dame de Haute-Savoie

Y a des étoiles qui courent
Dans la neige autour
De son chalet de bois
Y a des guirlandes qui pendent du toit
Et la nuit descend
Sur les sapins blancs
Juste quand elle frappe des doigts
Juste quand elle frappe des doigts

Quand j'aurai tout donné
Tout écrit, quand je n'aurai plus ma place
Au lieu de me jeter
Sur le premier Jésus-Christ qui passe
Je prendrai ma guitare avec moi
Et peut-être mon chien
S'il est encore là
Et j'irai dormir chez la dame de Haute-Savoie
Chez la dame de Haute-Savoie



vendredi 21 septembre 2012

ça, c'est de la bagnole

Ça, c'est de la bagnole (1937)

1
Quand j´ai connu Mimi, J´ai voulu l´épater
Oui mais...pas riche...! alors...que faire?
Lui offrir des bijoux? Il n´y faut pas songer
Et c´est pas ça qu´les femmes préfèrent,
Maint´nant elles sont au sport
Vous devinez alors
Avec très peu d´argent
C´que j´ai depuis quèqu´temps

Refrain

Pour promener Mimi,
Ma p´tite amie Mimi
Et son jeune frère Toto
J´ai une auto.
J´l´ai payé trois cent ball´s
Chez Monsieur Anibal
Le marchand d´occasions
D´la rue de Lyon
Elle fait autant de bruit qu´un gros camion cinq tonn´s
Les gens m´entend´nt venir, J´ai pas besoin d´Klaxon,
Mais je m´pousse du faux col
Car ça...c´est d´la bagnole
Ce n´est pas du tacot
J´ai une auto

2

Dans ma petit´ voiture, on ne fait pas du cent,
Y a qu´un défaut: Les roues s´dévissent,
Faut r´sserer les écrous après chaque tournant,
Notez que ça fait d´l´exercice,
J´en perds un´ quelque fois,
Mais il en reste trois.
Somm´ toute, y a un tas d´gens qui n´en ont pas autant.
(au refrain)  



 

la Bague à Jules

la Bague à Jules (1957)
 
 Y a quelqu' chos' qui tourne pas rond
Sur cett' boul' qu'on appell' la Terre...
Et mêm' les gens qu'nous admirons
N'sont pas à l'abri d'la misère...
C'est ainsi qu' dans l'milieu, l'aut' jour,
A midi juste à la pendule,
Ce bruit affreux n'a fait qu'un tour :
On a fauché la bague à Jules !

Jul's, c'est un caïd, un' terreur,
Mais un malin, presqu'un artiste ...
Un gars qui n'fait jamais d'erreurs,
Un' min' d'or pour les journalistes ...
Pour un' fois qu'il s'faisait masser
De l'orteil à la clavicule,
Complèt'ment nu, comm' vous pensez,
On a fauché la bague à Jules !

Un' petit' bagu' de rien du tout :
Deux cents gramm's d'or autour d'un diam',
Des p'tits rubis un peu partout...
Seul'ment la bagu' lui v'nait d'Madame !
Ou plutôt, de son ton guindé,
Aux demoisell's qui déambulent,
Elle avait dit : c'est décidé,
On va offrir la bague à Jules.

D'la s'couss' les pépées des carr'fours
Les cell's que la moral' tolère
Les bell's de nuit, les bell's de jour,
Les faux poids et les vraies douairières.
Tout's ont augmenté leurs tarifs
Afin d'arrondir leur pécule...
Y a eu du marathon sportif
Pour alourdir la bague à Jules !

Hélas, depuis qu'on a fauché
L'ornement d'son auriculaire,
La clientèl' peut s'approcher,
Fini, l'moindre effort pour lui plaire...
Et malheur au gars qui dirait
Comm' ça bêt'ment, sans préambule ;
"Pardon, Mad'moisell', c'est-y vrai
Qu'on a fauché la bague à Jules ?"

Et Jul's lui-mêm', c'est pire encor...
Il os' plus dir' bonjour aux potes
Il sait pas quoi fair' de son corps...
Quand il est tout seul, il sanglote...
Tous les tantôts, dès qu'il est l'vé,
D'un air penaud et ridicule,
Il va voir aux objets trouvés
Si y aurait pas la bague à Jules.

Tenez, l'aut' soir, n'en pouvant plus,
Tremblant comme un qu'a la jaunisse
Et cachant ses gros doigts poilus,
Il est allé à la police...
Et là, au commissair' soufflé,
Il a dit : "Tant pis, c'est régule,
Y aura un sac pour le poulet
Qui ramèn'ra la bague à Jules ! ..."

Et pendant c'temps-là, pas bien loin,
L'imbécil' qu'a fauché la bague
Se consol' tout seul, dans un coin,
De l'énormité de la blague...
Car sa loup' lui a révélé
La vérité sur le bidule...
Dans l'histoir' tout l'monde est volé :
Elle était fauss' la bague à Jules ! ...
 
 


 

jeudi 20 septembre 2012

A Malypense

A Malypense (1963)

A Malypense, un jour,
Si revient mon amour
Je lui dirai tout bas
Rappelle-toi
Rappelle-toi le temps
Le temps de nos quinze ans
Nous devions nous cacher
Pour nous aimer

A Malypense

L'amour on le montre du doigt
Ils ne sont pas mariés devant la loi
A Malypense
J'ai eu peur d'aimer au grand jour
La moindre rumeur
Torturait mon coeur
Chassant le bonheur, mon amour

A Malypense, un jour

Si revient mon amour
Je lui dirai tout bas
Rappelle-toi
Rappelle-toi le temps
Le temps de nos quinze ans
Nous devions nous cacher
Pour nous aimer

A Malypense

Chacun meurt avec ses regrets
Oui, mais aujourd'hui pour t'aimer
A Malypense,
Je ferai battre le tambour
Chez chaque voisin
Pour qu'il sache bien
Que tu me reviens, mon amour

  


 
Composer et interpréter des ballades langoureuses en pleine déferlante yé-yé, en pleine vogue pour la musique anglo-saxonne, cela paraissait oser. Mais lLny Excudero n'a que faire des modes : son romantisme, son spleen baudelairien, à séduit un large public et pas seulement chez les adultes. "A Malypense" lui a valu un succès comparable à celui de "Ballade pour Sylvie" et "Pour une amourette".