vendredi 30 novembre 2012

Oh!Hé!Hein!Bon!

Oh! Hé! Hein! Bon! (1966)
 
 1 - Oh! Hé! Hein! Bon!
Qu´est-c´que j´ai fait de mes clés,
Mes lunettes et mes papiers,
Mon veston, mon lorgnon,
Mon étui d´accordéon,
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi
Oh! Hé! Hein! Bon!

2 - Où est-ce que j´ai mis mes outils,
Ma pipe et mon parapluie,
Ma bell´ sœur, mon tambour,
Et ma tante de Saint Flour,
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi.
Oh! Hé! Hein! Bon!

3 - Où est mon bâton, mon bouton,
Mon tonton, mon saucisson
Mon cousin Célestin
Qui était académicien
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi
Oh! Hé! Hein! Bon!

4 -Où sont mes goutt´s, mes pastill´s
Mon sirop, ma camomill´,
Ma potion, mon cachet,
Mes piqûr´s et mon bonnet
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi
Oh! Hé! Hein! Bon!

5 - Qu´est-ce que j´ai fait des parol´s
De cett´ satanée chanson,
Je les oubliés
Ell´s doivent être à la maison,
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi
Oh! Hé! Hein! Bon!

La la la la la la la
La la la la la la la
La la la la la la
La la la la la la la
La la la la la la la la la la
La la la la la la la!
BOFF.
 
 
 
Si Nino Ferrer a été un passionné de musique noire américaine puisqu'il avait commencé sa carrière comme bassiste dans des formations de jazz et de ryhtm'n' blues, il a su aussi manier l'humour et la dérision. La preuve avec "Oh!Hé! Hein! Bon!", titre entraînant et foncièrement original. 
 
 


jeudi 29 novembre 2012

Né en 17 à Leidenstadt

Né en 17 à Leidenstadt (1991)

 [Refrain] :
Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?

Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent

Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main

Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots ?

[Refrain]

Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?
Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp




Premier titre de l'album "Rouge, "Né en 17 à Leidenstadt" est l'une des chansons les plus poignantes de Jean Jacques  Goldman qui pose tout de même une question cruciale: qu'aurions nous fait durant certains conflits ou évènements de l'histoire? 

 

mercredi 28 novembre 2012

Ma jeunesse fout le camp

Ma jeunesse fout le camp (1967)

Ma jeunesse fout l'camp
Tout au long d'un poème
Et d'une rime à l'autre
Elle va bras ballants
Ma jeunesse fout l'camp
A la morte fontaine
Et les coupeurs d'osier
Moissonnent mes vingt ans

Nous n'irons plus au bois

La chanson du poète
Le refrain de deux sous
Les vers de mirliton
Qu'on chantait en rêvant
Aux garçons de la fête
J'en oublie jusqu'au nom
J'en oublie jusqu'au nom

Nous n'irons plus au bois

Chercher la violette
La pluie tombe aujourd'hui
Qui efface nos pas
Les enfants ont pourtant
Des chansons plein la tête
Mais je ne les sais pas
Mais je ne les sais pas

Ma jeunesse fout l'camp

Sur un air de guitare
Elle sort de moi même
En silence à pas lents
Ma jeunesse fout l'camp
Elle a rompu l'amarre
Elle a dans ses cheveux
Les fleurs de mes vingt ans

Nous n'irons plus au bois

Voici venir l'automne
J'attendrai le printemps
En effeuillant l'ennui
Il ne reviendra plus
Et si mon cœur frissonne
C'est que descend la nuit
C'est que descend la nuit

Nous n'irons plus au bois

Nous n'irons plus ensemble
Ma jeunesse fout l'camp
Au rythme de tes pas
Si tu savais pourtant
Comme elle te ressemble
Mais tu ne le sais pas
Mais tu ne le sais pas  



L'année 1967 a marqué une étape dans la carrière de Françoise Hardy. Du côté privé, elle file le parfait amour avec Jacques Dutronc. Côté artistique, elle enregistre un album qui allait renforcer son image d'égérie pop. "Ma jeunesse fout le camp", tel en est le titre. La chanson éponyme qui fait partie du meilleur du répertoire de Françoise Hardy, est de Guy Bontempelli, qui, lui aussi était passé par le Petit conservatoire de Mireille. 

 

mardi 27 novembre 2012

Lady Melody

Lady Melody (2009)

 J’me laisse aller souvent,
C’est vrai, j’attends,
Que passe le mauvais temps,
Et qu’on fasse comme avant,
J’suis pas certain d’avoir trouvé ma place,
J’suis pas certain mais pour éviter la casse,
J’ai trouvé ma p’tite lady, melody, oh oh oh oh oh

Elle est dans ma tête,
Elle ne m’abandonne jamais,
Je la trouve encore plus belle, quand elle s’habille en reggae,
Elle me suit, à chaque voyage loin d’ici,
Elle est, ma lady melody,

Ma p’tite lady,
Elle est ce qui me reste,
Quand j’ai déjà tout essayé,
Elle chante quand la vie me blesse,
Et je chante à ses côtés,
Dans les orages, les tempêtes,
Jamais elle ne m’a quitté quand je m’arrête,
D’avancer, j’ai trouvé,
Elle est le soleil que j’attendais,

Elle est dans ma tête,
Elle ne m’abandonne jamais,
Je la trouve encore plus belle quand elle s’habille en reggae,
Elle me suit, à chaque voyage loin d’ici,
Elle est, ma lady melody,

Elle est dans ma tête
Elle ne m'abandonne jamais,
Je la trouve encore plus belle quand elle s'habille en
reggae,
Elle me suit à chaque voyage loin d'ici
Elle est,ma lady melodie,

Avec elle je fly away,
Tu vois comme un oiseau là-haut je fly away,
Quand j’entends sa melody je fly away,
Il n’y a quelle qui me comprenne je fly away,
Elle me donne le fire et je fly away,
J’évite les failles de la vie et je fly away,
Tu vois comme un oiseau, là-haut je fly away,
Comme un oiseau qui plane et je fly là-haut, tout là-haut,

Ouh ouh ouh ouh


Tom Frager se fait connaitre avec ce titre "Lady Melody" qui deviendra l'un des tubes de l'été 2009. 



 

lundi 26 novembre 2012

J'ai dix ans

J'ai dix ans (1974)

J'ai dix ans
Je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans
Laissez-moi rêver que j'ai dix ans
Ça fait bientôt quinze ans que j'ai dix ans
Ça parait bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

J'ai dix ans

Je vais a l'école et j'entends
De belles paroles doucement
Moi je rigole, cerf-volant
Je rêve, je vole
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

Le mercredi je m'balade

Une paille dans ma limonade
Je vais embêter les quilles à la vanille
Et les gars en chocolat

J'ai dix ans

Je vis dans des sphères ou les grands
N'ont rien à faire, je vois souvent
Dans des montgolfières des géants
Et des petits hommes verts
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

J'ai dix ans

Des billes plein les poches, j'ai dix ans
Les filles c'est des cloches, j'ai dix ans
Laissez-moi rêver que j'ai dix ans
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

Bien cache dans ma cabane

Je suis l'roi d'la sarbacane
J'envoie des chewing-gums mâchés à tous les vents
J'ai des prix chez le marchand

J'ai dix ans

Je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans
Laissez-moi rêver que j'ai dix ans
Ça fait bientôt quinze ans que j'ai dix ans
Ça parait bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

Si tu m'crois pas hé

T'ar ta gueule à la récré
Si tu m'crois pas
T'ar ta gueule
A la récré
T'ar ta gueule

 
1974 a marqué un tournant dans l'histoire de la chanson française puisqu'elle est l'acte de naissance de la collaboration entre Alain Souchon et Laurent Voulzy. "J'ai dix ans" est la première page de cette belle histoire d'amitié. C'est également ce titre qui va lancer pour de bon la carrière d'Alain Souchon. 

 

dimanche 25 novembre 2012

Il a le truc

Il a le truc (1963)

Il me fait faire ce dont j´ai pas envie
Il me fait dire non quand je veux dire oui
Je suis la proie de ses mille folies

{Refrain:}

Il m´a comme envoûtée
Oui, comme ensorcelée
Il a le truc pour jouer avec mon coeur,
Mon pauvre coeur!

Toutes les fois que j´essaye de le fuir

Il a le truc pour me faire revenir
Je suis le jouet de son bon plaisir
Oui

{au Refrain}


Mais oui, je marche de travers

J´ai l´âme qui pense à l´envers
Oui! Dites-moi que faire
Il est plus qu´un magicien
Et lit mes pensées de loin
Oui, je n´y peux rien!

Yeah! Yeah! Yeah!


Ya! Lorsque je rêve d´aller aux sports d´hiver

Je me retrouve toujours au bord de mer
C´est lui mon paradis ou mon enfer

{au refrain}


Hier au soir, je suis partie sans lui,

J´ai crié pour appeler un taxi
Mais au volant, c´était encore lui!

{au Refrain}



C'est sous l'égide de Lee Hallyday (le cousin de Johnny) que les Gam's ont participé à la belle aventure du yéyé dans la première moitié des années 60. Tout d'abord membres de la chorale de Gilbert Bécaud (les Djinns), Graziella, Annie, Michèle et Suzie enregistraient "Il a le truc" en 1963, qui allait connaître les honneurs du hit-parade au cours de l'été.  

 

samedi 24 novembre 2012

Ma plus belle histoire d'amour

Ma plus belle histoire d'amour (1967)

Du plus loin, que me revienne,
L'ombre de mes amours anciennes,
Du plus loin, du premier rendez-vous,
Du temps des premières peines,
Lors, j'avais quinze ans, à peine,
Cœur tout blanc, et griffes aux genoux,
Que ce furent, j'étais précoce,
De tendres amours de gosse,
Ou les morsures d'un amour fou,
Du plus loin qu'il m'en souvienne,
Si depuis, j'ai dit "je t'aime",
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

C'est vrai, je ne fus pas sage,

Et j'ai tourné bien des pages,
Sans les lire, blanches, et puis rien dessus,
C'est vrai, je ne fus pas sage,
Et mes guerriers de passage,
A peine vus, déjà disparus,
Mais à travers leur visage,
C'était déjà votre image,
C'était vous déjà et le cœur nu,
Je refaisais mes bagages,
Et poursuivais mon mirage,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

Sur la longue route,

Qui menait vers vous,
Sur la longue route,
J'allais le cœur fou,
Le vent de décembre,
Me gelait au cou,
Qu'importait décembre,
Si c'était pour vous,

Elle fut longue la route,

Mais je l'ai faite, la route,
Celle-là, qui menait jusqu'à vous,
Et je ne suis pas parjure,
Si ce soir, je vous jure,
Que, pour vous, je l'eus faite à genoux,
Il en eut fallu bien d'autres,
Que quelques mauvais apôtres,
Que l'hiver ou la neige à mon cou,
Pour que je perde patience,
Et j'ai calmé ma violence,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

Les temps d'hiver et d'automne,

De nuit, de jour, et personne,
Vous n'étiez jamais au rendez-vous,
Et de vous, perdant courage,
Soudain, me prenait la rage,
Mon Dieu, que j'avais besoin de vous,
Que le Diable vous emporte,
D'autres m'ont ouvert leur porte,
Heureuse, je m'en allais loin de vous,
Oui, je vous fus infidèle,
Mais vous revenais quand même,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

J'ai pleuré mes larmes,

Mais qu'il me fut doux,
Oh, qu'il me fut doux,
Ce premier sourire de vous,
Et pour une larme,
Qui venait de vous,
J'ai pleuré d'amour,
Vous souvenez-vous ?

Ce fut, un soir, en septembre,

Vous étiez venus m'attendre,
Ici même, vous en souvenez-vous ?
A vous regarder sourire,
A vous aimer, sans rien dire,
C'est là que j'ai compris, tout à coup,
J'avais fini mon voyage,
Et j'ai posé mes bagages,
Vous étiez venus au rendez-vous,
Qu'importe ce qu'on peut en dire,
Je tenais à vous le dire,
Ce soir je vous remercie de vous,
Qu'importe ce qu'on peut en dire,
Je suis venue pour vous dire,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous...




Le 24 novembre 1997, une élégante dame brune nous tirait sa révérence. 30 ans auparavant, Barbara fit la plus belle des déclarations qu'un artiste puisse faire à son public: une belle histoire d'amour qui ne s'est jamais finie. Voilà 15 ans que Barbara nous à quitté mais son public continue cette belle histoire d'amour en écoutant la voix de la Dame Brune lui chanter ses plus belles mélodies.